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jeudi 21 octobre 2010

Première formation du genre au Maghreb et dans la région Mena : Le Women Mentoring-Net Working fait son entrée au Maroc

Calendar octobre 15, 2010 | Posted by 14 femmes d'affaires marocaines étaient au rendez-vous pour assister à une formation sur le mentoring, un concept étranger assez méconnu au Maroc mais pas si étrange pour ces femmes. Mentors à plusieurs reprises dans le contexte entrepreneurial, elles l'étaient informellement aussi dans la vie. Peut-être parce qu'elles sont des femmes que le mentoring est devenu un trait de personnalité et un service de-facto qu'elles étaient ravies de rendre à leurs familles, amies, employées, ou simplement leurs connaissances quand celles-ci ne manquaient pas d'exprimer un besoin d'aide ou de conseil.
Cette fois-ci, leur motivation et ambition ne sont pas aussi personnelles que la cause à laquelle elles s'étaient engagées : celle de créer et d'entretenir un réseau professionnel de mentoring féminin, le premier au Maroc et dans la région du Maghreb et du Moyen-Orient. Leur vision est claire : elles comptent inspirer et encourager les femmes à apprendre, à partager, et à mettre à la disposition d'autres femmes leurs compétences et savoir-faire afin de s'entraider et réussir dans le domaine des affaires. Le premier réseau professionnel de mentoring pour les femmes au Maroc est né à I'issue de 3 jours de formation organisés par Melle Ilham Zhiri, chef d'entreprise et vice-présidente chargée du développement de I'entrepreneuriat féminin de I'AFEM (Association des femmes chefs d'entreprises du Maroc), avec le soutien technique de KVINFO, le Centre danois d'information sur le genre, l'égalité et l'ethnicité.
Ce ne fut au départ qu'une simple idée de Melle Zhiri quand elle remarqua que I'absence de structures formelles de mentoring entravait les femmes à s'engager activement dans le monde des affaires. Elle considéra que la participation effective des femmes dans le développement économique du Maroc pourrait être favorisée si les femmes partageaient leurs connaissances et leurs compétences avec d'autres femmes motivées pour faire des affaires, ou potentiellement intéressées par l'entrepreneuriat, mais qui se sentaient quelque peu découragées pour des raisons personnelles ou professionnelles. L'objectif du programme de mentoring, selon Melle Zhiri, est de renforcer les capacités des femmes par le biais d'un réseautage professionnel avec d'autres femmes. Celles qui ont plus d'expérience, de connaissances, ainsi que la volonté d'encadrer les femmes sur des sujets précis, serviront de modèles pour leurs encadrées (nommées ' mentes ' en anglais). Celles-ci seront appelées à devenir des mentors et des modèles pour d'autres femmes qui rejoindront le réseau à l'avenir.
Après environ 6 mois de préparation en profondeur, et sa participation au programme de mentoring 'FORTUNE / U.S. State Department Global Women's Mentoring Program 2010, Mlle Zhiri a officiellement invité les participantes à cette formation formelle de mentoring à Casablanca, pour lancer le programme pilote qui précédera le programme national de mentoring prévu en Octobre 2010. La formation, dispensée par des partenaires danois de Kvinfo et OJOEF, a couvert des sujets aussi divers que la définition de I'encadrement, la différence entre le mentoring et le coaching, le processus de mentoring, la valeur et I'ethique de I'encadrement, ainsi que le rôle du mentor et l'encadrée dans la relation de mentoring.
Toutes les participantes étaient intéressées à bien démarrer leur première expérience de mentoring. Bien qu'étant un concept d'affaires étranger, il devrait  être adapté au contexte d'affaires local. Elles étaient toutes intéressées à définir leurs champs d'intervention. Les formatrices Kvinfo ont souligné l'importance de créer le dialogue, la confiance, et le sens de l'engagement chez les mentors et leurs " mentes ". Elles ont aussi souligné I'importance de la formation qui a fourni aux participantes une chance de se connaître, et de partager leurs expériences ainsi que leurs connaissances dans les différents secteurs d'activité qu'elles représentent. Ceux-ci varient entre la gestion, assurance, qualité, marketing, finances, négociation et conseil. L'art en faisait partie aussi ! Concevoir un cadre de mentoring sain, où l'appréciation, la réflexion, et la confiance sont renforcées.
La formation de 3 jours a été bouclée par un hommage émouvant à Mlle Zhiri et aux formatrices de Kvinfo et OJOF. Les participantes ont signé le symbolique, mais très significatif, acte d'engagement pour la promotion                   et I'expansion du mentoring féminin au Maroc. L'engagement des participantes était déjà fort : "L'énergie et l'attitude des participantes sont tout simplement incroyables et formidables", indique Mme Bennis, chef d'entreprise et mentor.             " Je suis très contente de me retrouver dans cette ambiance d'apprentissage et de partage auprès de ces femmes incroyablement talentueuses", a ajouté                    Mme Miyara, secrétaire générale chargée du développement régional de I'AFEM.
Les mentors et leurs " mentes " ont commencé leur mentoring d'un bel élan ces dernières semaines. Elles se réuniront toutes les 2 à 3 semaines, et respecteront le code d'éthique et de mentoring régissant leur programme tel qu'elles l'ont reçu au cours de leur formation. Leur devise au cours du programme pilote auquel elles participeront pendant les 6 prochains mois est de "maintenir le flux de I'apprentissage dans les deux sens ".
Melle Zhiri, chef du projet de Mentoring / networking, prévoit de former un deuxième groupe de femmes sur le mentoring en octobre. Lorsqu'on lui a demandé s'il était trop ambitieux et un peu prématuré d'élargir le réseau de mentoring à ce stade de son existence, elle  a répondu avec un sourire : "Nous sommes en cours de planification de la marche de mentoring, la première du genre au Maroc et dans la région MENA". Son espoir est de pouvoir inspirer de nombreuses femmes marocaines, maghrébines, et autres à devenir des mentors et des " mentes ", et à créer et partager une expérience précieuse pour un meilleur développement personnel dans le but d'autonomisation des femmes " C'est la valeur inestimable du mentoring : il contribue au développement humain du mentor dans un environnement sein de collaboration et de partage ". 

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mardi 19 octobre 2010

Délégation d’Inezgane-Ait Melloul : La rentrée scolaire entre performances et insuffisances

Calendar octobre 9, 2010 | Posted by IDRISS OUCHAGOUR Délégation d'Inezgane-Ait Melloul : La rentrée scolaire entre performances et insuffisances La rentrée scolaire 2010/2011 à la délégation de l'enseignement d'Inezgane-Aît Melloul se distingue par l'accomplissement, dans le cadre du programme d'urgence, de nombreux  efforts, notamment, au niveau du développement de l'enseignement préscolaire, l'élargissement de l'offre en matière de scolarisation dans les  différents cycles ainsi que la requalification des établissements scolaires et la lutte contre l'abandon précoce de l'école.
La délégation a ainsi procédé à l'ouverture de six nouvelles classes dans les unités scolaires en milieu rural. Ainsi le taux de scolarisation des enfants âgés entre 4 et 5 ans est estimé à 87,2%, soit 143 enfants dont 74 filles. Par ailleurs, l'on a réussi à scolariser 99,5% des enfants entre 6 et 11 ans au niveau de cette délégation, soit 55025 apprenants (dont 48% de filles). Une prouesse dont peut se targuer celle-ci au niveau de la région. Sachant qu'elle possède une importante infrastructure qui compte  1562 classes au niveau du primaire, renforcée par 17 nouvelles classes, dont deux  ont été réaménagées. L'enseignement collégial a accueilli cette année 28791 élèves (47,3% de filles), soit un taux de 86%. Des efforts visant l'amélioration de l'offre, ont porté sur la construction de 67 autres classes et l'extension de 7 d'entre elles.
Enfin, au niveau du secondaire qualifiant, 18371 élèves, dont la moitié sont des filles, sont inscrits dans les 11 établissements que compte la délégation. Le nombre des classes s'est vu augmenter avec l'ouverture de 25 autres unités. Au moment où 7 autres ont connu des travaux d'extension.
Pour la mise à niveau des structures scolaires pour améliorer les conditions de scolarisation, 12 projets (4 au niveau de chaque cycle) portant sur la restauration et la requalification de classes ont été lancés en 2009; 13 autres sont en cours de réalisation (4 au primaire, 7 au secondaire collégial et 4 au secondaire qualifiant) en 2010. Dans le même registre, 3 écoles ont bénéficié  de murs de clôture; 10 seront raccordées au réseau d'électricité; 5 verront leurs tuyauteries de l'eau courante changées; 8 seront dotées de terrains de sport, alors que dans  4 autres, seront ouverts  des centres d'orientation.
Au volet de la lutte contre la déperdition scolaire  par le renforcement du soutien social, la délégation a distribué 65 vélos aux élèves habitant loin de leurs écoles. Alors que le quota des apprenants bénéficiant du transport scolaire a augmenté de 21 personnes. En outre, 457 élèves se sont vu octroyer des bourses complètes (nourriture, logement dans les internats) et des demi-bourses (repas seulement).
Ces réalisations après tant d'efforts, nombreuses sont les contraintes qui continuent à freiner les ambitions visant de   meilleures  conditions de scolarisation dans les 135 établissements scolaires de la délégation d'Inezgane-Aît Melloul. Premier obstacle : le sureffectif. En effet, les prévisions en la matière pour cette année, font état de 97 classes dans les écoles en milieu urbain concernées par ce phénomène. Sachant que le nombre d’élèves  par classe est de 44 apprenants.
Les écoles dans le milieu rural ne sont  pas, non plus, mieux loties, puisqu'il s'agit de 129 classes surchargées. Ce fléau trouve son explication dans l'inadéquation entre l'offre et les demandes dues à l’explosion démographique que connaissent les régions d'Aît-Melloul et  Inezgane, notamment dans la commune de Lkliâa et  les  quartiers populaires  Lmzar, Ksbat Tahr, Tmssiya et  Azrou. En plus  du retard pris par de 13 projets pour la construction de 5 lycées qualifiants, 6 collèges et 2 écoles primaires. Ce qui aurait pu certainement résorber le surplus des effectifs.
A ce problème s'ajoute le déficit en ressources humaines. Particulièrement, les enseignants de remplacement, en cas de  congés de maladie ou de maternité. Tout cela a pour  conséquence le recours anti-pédagogique à la classe unique où sont dispensés plusieurs cours aux élèves de différents niveaux.
On assiste également à des cas d'usage de classes du tronc commun de certains lycées par les collégiens, en raison  de l'indisponibilité des classes pour pallier le manque . Avec, à la clé, tous les désagréments consécutifs à la normalité des cours, aux conditions de travail du corps enseignant et des élèves.
Enfin, l'un des défis auquel est confrontée la délégation, c’est la faiblesse de l'enseignement préscolaire. Surtout que les recensements relatifs aux élèves inscrits dans l'enseignement préscolaire traditionnel s'élèvent à 13070 enfants.  Un chiffre navrant, en comparaison avec celui des enfants ayant pu  rejoindre l'enseignement préscolaire public  moderne qui ne dépasse pas celui de 1457, à cause d’un manque d'infrastructures. 

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mercredi 6 octobre 2010

Les principaux emplacements des points de contrôle de vitesse à travers le pays : Amitié naissante entre les conducteurs et les radars

Calendar octobre 5, 2010 | Posted by M.A. Les principaux emplacements des points de contrôle de vitesse à travers le pays : Amitié naissante entre les conducteurs et les radars 400 contraventions dues à l'excès de vitesse, au tout début de l'entrée en vigueur du nouveau Code de la route. C'est beaucoup et c'est peu à la fois. Il devait y en avoir beaucoup plus avant, mais on ne jugeait pas opportun de médiatiser la chose, ou peut-être bien que l'on trouvait le moyen de s'arranger autrement.
Si les radars et les contrôles qui vont avec doivent se faire de plus en plus nombreux, débouchant éventuellement sur des amendes particulièrement lourdes, mais il y aurait moyen d'apprécier le fait qu'ils ne peuvent plus opérer "dans la clandestinité". Désormais leur emplacement est connu. On ne peut plus s'amuser à les dissimuler à l'entrée ou au sortir d'un virage, derrière un arbre ou enfouis dans quelques buissons.
L'essentiel n'est-il pas d'inciter les conducteurs au respect de la vitesse réglementaire et à plus de prudence?
Enfin, il ne serait sûrement pas superflu de rappeler qu'un excès de plus de 7 à 20 km par rapport à la vitesse maximale autorisée, est puni d'une amende de 300 DH. Pour un dépassement situé entre 20 et 30 km à l'heure, l'amende est de 500 DH. Si l'excès dépasse 50km/h, c'est de délit qu'il s'agit. L'amende peut être accompagnée d'un retrait immédiat du permis, de l'immobilisation du véhicule et de la comparution du contrevenant devant un tribunal.

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