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samedi 30 octobre 2010

Le leader du PPS fait sa rentrée sur  » Hiwar  » : Les sorties médiatiques de Benabdallah

Calendar octobre 28, 2010 | Posted by Narjis Rerhaye Invité de " Hiwar " qu'anime Mustapha Alaoui sur Al Oula, Nabil Benabdallah s'est prêté de bonne grâce et sans filet aux questions des journalistes Maria Moukrim et Naciri et du politologue de service, Manar Slimi. L'exercice est périlleux, la télévision n'a jamais fait de cadeau à ceux et celles qui ne s'y préparent pas et le secrétaire général du PPS, dans ses nouveaux habits de leader, a démontré qu'il a bien appris sa leçon de communication. " Hiwar " ne fait pas l'unanimité, beaucoup n'y voient qu'une contribution cathodique à niveler par le bas le débat politique. Et le patron du PPS a peut-être réconcilié certains avec la seule émission politique du PAM.
Très vite, le ton est donné. Et dès les premières minutes de " Hiwar ", on comprend  que l'ancien ministre et porte-parole du gouvernement Jettou ne fera ni dans la langue de bois ni dans la complaisance. Sur le plateau, les journalistes en auront pour leurs questions alors que le politologue-interrogateur en profitera pour rectifier ses notes.
Sous le feu nourri des questions, et sans gilet pare-balles, Benabdallah n'esquive rien et s'empresse de rectifier, corriger, répondant au coup par coup. Non, les partis politiques ne sont pas responsables de tout ce qui ne fonctionne pas dans ce pays. Pas plus que la classe politique n'a déserté le Sahara, ces provinces du Sud dans lesquelles elle a été longtemps interdite de séjour. Rien n'est occulté par le successeur d'Ismaïl Alaoui à qui un rapport d'ONG internationale comme Human Wright Watch ne fait pas peur, car, dit-il, un pays comme le nôtre qui a eu le courage de lire les pages du passé peut lire un rapport d'ONG. Et les locaux de la DST dans tout cela ? Et s'ils se transformaient en lieu de détention secrète et de torture ? " S'il y a réellement des cas de torture, la justice doit sanctionner. Je vous rappelle que le Maroc a adopté une loi criminalisant la torture ", répond un Benabdallah indémontable.
Le quinqua  SG du PPS et jeune papa -un parti qui s'apprête à fêter ses 67 ans- est venu délivrer ses messages au peuple cathodique. Rien ne l'arrêtera, pas même les vrais-faux pièges d'un politologue qui se distinguait plus par sa méconnaissance de faits que par sa pertinence ni les questions censées déranger et devenues culte d'un  Mustapha Alaoui encore plus imperturbable qu'un JT de 20h30. Et les messages de Nabil Benabdallah étaient clairs ce mardi soir. Le PPS n'entamera aucun virage à droite. " Le PPS est un parti de gauche, fier de son appartenance à la gauche, fier aussi de porter les valeurs de la gauche ". Le PPS, un petit parti sans base électorale ? Le leader balaie l'accusation d'un revers de la main… gauche. " Longtemps, Ali Yata et Ismaïl Alaoui étaient les uniques représentants du parti sous la coupole. Et ils faisaient trembler les murs du Parlement ! ".

La main tendue du PPS au PAM

L'invité de Hiwar parlera sans détours de la situation politique du pays. Nomadisme, argent, pratiques parlementaires condamnables, Benabdallah n'aura pas de mots assez durs pour fustiger les déviances de la politique. " De telles pratiques mettent en danger la démocratie.  Des pressions sont exercées pour influencer telle ou telle partie, des groupes parlementaires sont littéralement pillés de leurs compétences. On menace d'inspections, on promet telle contrepartie. Que voulez-vous que je fasse ? Que je fasse pression à travers Nouzha Skalli ou Khalid Naciri ? ", lance Benabdallah en faisant référence aux 17 députés PPS élus en 2007 et qui ne sont plus que 7. " Si nous continuons de la sorte, même le vote du Budget finira par être monnayé ", poursuit-il
" Et comment voyez-vous la recomposition du champ politique ? ", demandent les journalistes. La réponse de l'ancien ministre de la Communication et éphémère ambassadeur en Italie est cinglante. " Je ne suis pas un architecte, et cela ne se passe pas avec des ciseaux  et on n'a pas à faire des choix sur mesure. Logique des pôles ou pas, tout cela ne se décide pas d'en haut ".
Les alliances investiront également le débat. A gauche toute pour le PPS de Benabdallah, mais pas seulement. Le leader est lucide : la gauche n'aura pas de majorité, à elle seule, en 2012. L'Istiqlal est un allié incontournable d'autant que le parti de Allal Al Fassi porte des idéaux égalitaires. " Il ne faut pas oublier non plus que le Rassemblement national des indépendants et le Mouvement populaire sont nos alliés depuis 12 ans et il n'y a jamais eu de couacs ou de gouvernement qui tombe à cause de ces deux partis ", soutient Benabdallah, les bras grands ouverts. On prend les mêmes et on recommence ? Pas tout à fait. En direct de Hiwar, le nouveau patron des anciens communistes a tendu la main au Parti Authenticité et Modernité, les ennemis jurés d'hier. " Nous pouvons nous retrouver sur la base d'un programme ", assure-t-il face au sourire approbateur de Salah El Ouadie, le seul PAMiste présent sur le plateau.
Le message a le mérite d'être sans ambiguïté aucune autant que la mise au point relative au ministère de la Communication qu'occupe le PPS Khalid Naciri. " Il faut laisser les ministres remplir leurs fonctions. Il ne saurait y avoir plusieurs intervenants sur un même dossier ". Un rappel salutaire en ces temps de discours en faveur du renforcement des institutions.


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mardi 19 octobre 2010

Délégation d’Inezgane-Ait Melloul : La rentrée scolaire entre performances et insuffisances

Calendar octobre 9, 2010 | Posted by IDRISS OUCHAGOUR Délégation d'Inezgane-Ait Melloul : La rentrée scolaire entre performances et insuffisances La rentrée scolaire 2010/2011 à la délégation de l'enseignement d'Inezgane-Aît Melloul se distingue par l'accomplissement, dans le cadre du programme d'urgence, de nombreux  efforts, notamment, au niveau du développement de l'enseignement préscolaire, l'élargissement de l'offre en matière de scolarisation dans les  différents cycles ainsi que la requalification des établissements scolaires et la lutte contre l'abandon précoce de l'école.
La délégation a ainsi procédé à l'ouverture de six nouvelles classes dans les unités scolaires en milieu rural. Ainsi le taux de scolarisation des enfants âgés entre 4 et 5 ans est estimé à 87,2%, soit 143 enfants dont 74 filles. Par ailleurs, l'on a réussi à scolariser 99,5% des enfants entre 6 et 11 ans au niveau de cette délégation, soit 55025 apprenants (dont 48% de filles). Une prouesse dont peut se targuer celle-ci au niveau de la région. Sachant qu'elle possède une importante infrastructure qui compte  1562 classes au niveau du primaire, renforcée par 17 nouvelles classes, dont deux  ont été réaménagées. L'enseignement collégial a accueilli cette année 28791 élèves (47,3% de filles), soit un taux de 86%. Des efforts visant l'amélioration de l'offre, ont porté sur la construction de 67 autres classes et l'extension de 7 d'entre elles.
Enfin, au niveau du secondaire qualifiant, 18371 élèves, dont la moitié sont des filles, sont inscrits dans les 11 établissements que compte la délégation. Le nombre des classes s'est vu augmenter avec l'ouverture de 25 autres unités. Au moment où 7 autres ont connu des travaux d'extension.
Pour la mise à niveau des structures scolaires pour améliorer les conditions de scolarisation, 12 projets (4 au niveau de chaque cycle) portant sur la restauration et la requalification de classes ont été lancés en 2009; 13 autres sont en cours de réalisation (4 au primaire, 7 au secondaire collégial et 4 au secondaire qualifiant) en 2010. Dans le même registre, 3 écoles ont bénéficié  de murs de clôture; 10 seront raccordées au réseau d'électricité; 5 verront leurs tuyauteries de l'eau courante changées; 8 seront dotées de terrains de sport, alors que dans  4 autres, seront ouverts  des centres d'orientation.
Au volet de la lutte contre la déperdition scolaire  par le renforcement du soutien social, la délégation a distribué 65 vélos aux élèves habitant loin de leurs écoles. Alors que le quota des apprenants bénéficiant du transport scolaire a augmenté de 21 personnes. En outre, 457 élèves se sont vu octroyer des bourses complètes (nourriture, logement dans les internats) et des demi-bourses (repas seulement).
Ces réalisations après tant d'efforts, nombreuses sont les contraintes qui continuent à freiner les ambitions visant de   meilleures  conditions de scolarisation dans les 135 établissements scolaires de la délégation d'Inezgane-Aît Melloul. Premier obstacle : le sureffectif. En effet, les prévisions en la matière pour cette année, font état de 97 classes dans les écoles en milieu urbain concernées par ce phénomène. Sachant que le nombre d’élèves  par classe est de 44 apprenants.
Les écoles dans le milieu rural ne sont  pas, non plus, mieux loties, puisqu'il s'agit de 129 classes surchargées. Ce fléau trouve son explication dans l'inadéquation entre l'offre et les demandes dues à l’explosion démographique que connaissent les régions d'Aît-Melloul et  Inezgane, notamment dans la commune de Lkliâa et  les  quartiers populaires  Lmzar, Ksbat Tahr, Tmssiya et  Azrou. En plus  du retard pris par de 13 projets pour la construction de 5 lycées qualifiants, 6 collèges et 2 écoles primaires. Ce qui aurait pu certainement résorber le surplus des effectifs.
A ce problème s'ajoute le déficit en ressources humaines. Particulièrement, les enseignants de remplacement, en cas de  congés de maladie ou de maternité. Tout cela a pour  conséquence le recours anti-pédagogique à la classe unique où sont dispensés plusieurs cours aux élèves de différents niveaux.
On assiste également à des cas d'usage de classes du tronc commun de certains lycées par les collégiens, en raison  de l'indisponibilité des classes pour pallier le manque . Avec, à la clé, tous les désagréments consécutifs à la normalité des cours, aux conditions de travail du corps enseignant et des élèves.
Enfin, l'un des défis auquel est confrontée la délégation, c’est la faiblesse de l'enseignement préscolaire. Surtout que les recensements relatifs aux élèves inscrits dans l'enseignement préscolaire traditionnel s'élèvent à 13070 enfants.  Un chiffre navrant, en comparaison avec celui des enfants ayant pu  rejoindre l'enseignement préscolaire public  moderne qui ne dépasse pas celui de 1457, à cause d’un manque d'infrastructures. 

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mardi 28 septembre 2010

Journées portes ouvertes à l’Institut français : L’IF de Marrakech fait sa rentrée

Calendar septembre 28, 2010 | Posted by ALAIN BOUITHY Journées portes ouvertes à l'Institut français : L'IF de Marrakech fait sa rentrée Dirigé par une nouvelle équipe, l'Institut français de Marrakech (IFM) inaugure sa nouvelle saison culturelle par des journées portes ouvertes. Celles-ci se dérouleront samedi 2 octobre prochain dans le parc et les locaux de l'Institut.
L'occasion pour le nouveau top management de présenter au public et en particulier aux abonnés des activités de l'IFM, les grandes lignes de sa politique dont on n’a pu déjà apprécier la teneur dans un éditorial de Jérôme Bloch, le nouveau directeur.
« La nouvelle direction se propose de poursuivre et renforcer les partenariats, la politique de valorisation de la Francophonie, du livre et de l'écrit, de faire toute sa place dans la programmation aux débats d'idées et à la culture scientifique et technique, en maintenant forte la présence du spectacle vivant (théâtre, musique, danse, nouveau cirque, arts de la rue...), du film et des arts visuels, d'ouvrir le Riad Denise Masson aux résidences d'artistes, aux conférences comme aux performances », écrit Jérôme Bloch. Et promet que « la coopération avec les institutions marocaines et françaises demeure une priorité ».
Ces journées portes ouvertes sont aussi l'occasion pour le grand public de découvrir les différentes activités et la programmation artistique d'une rentrée qui s'annonce de prime abord « riche et variée ».
Animées par Michel Roussel, elles prévoient une présentation des ateliers de l'Institut (chorales, danse, hip-hop, arts plastiques), visites et parcours-lectures en médiathèque.
Egalement annoncée, la projection du film documentaire « Un jour sur terre » (15h) et la présentation de la saison culturelle 2010-2011 (18h), le point d'orgue de ces journées. Sera suivi, à partir de 19h, le vernissage de l'exposition « Regards croisés euro-méditerranéens ».  Cette exposition, qui se tient du 5 au 30 octobre, offre à voir des créations de neuf artistes et écrivains issus des deux rives de la Méditerranée. Il s'agit des artistes marocains Farid Belkahia, Mohamed Mourabiti, Mahi Binebine, Tibari Kantour et Khalil Laghrib dont les œuvres côtoieront celles des plasticiens français Rachid Koraïchi, Pierre Leloup, Mylène Besson et de l'artiste écrivain Anne Rothschild.
Plus généralement, la nouvelle rentrée portera sur plusieurs activités artistique, culturelle, littéraire et universitaire auxquelles la direction entend porter des innovations. Parmi les temps forts du programme concocté au titre de nouvelle la saison, on retiendra la Semaine de l'espace et le Festival d'astronomie (entre le 4 et le 10 octobre), un concert de l'orchestre de la Baule (6 octobre), une rencontre avec Rachid Boudjedra (9 octobre) et Mahi Binebine (21 octobre). Mais aussi, le chœur de chambre d'Ile-de-France (28 octobre) que dirige Jean-Sébastien Veysseyre, la rencontre avec Jean Daniel (30 octobre), la représentation du spectacle « Peau d'âne » (2 novembre) inspiré du conte de Charles Perrault. L'IFM prévoit aussi d'évoquer la figure du Maghrébin à travers l'exposition « Les Maghrébins par l'affiche » (du 5 au 27 novembre). La Nuit du scopitone maghrébin (12 novembre), le café des sciences sur l'architecture durable (2 décembre) et l'hommage à Georges Simenon (16 décembre). Auquel il faudra ajouter le cinéma du mercredi… et autres nombreux rendez-vous (chanson, conte, rencontres diverses, ateliers et cours de langue) pour petits et grands.
Titulaire d'un DEA et d'une agrégation d'histoire, Jérôme Bloch a été inspecteur et conseiller pour la création, les enseignements artistiques et l'action culturelle au ministère français de la Culture. Le nouveau directeur de l'IFM a assumé les fonctions de directeur de l'IF de Heidelberg (1997-2001) puis de l'Institut français de Florence (2001-2005) et de Consul honoraire de France pour la Toscane (2002-2005).
De 2005 à 2007, il est chef du service de la musique et de la danse à la DRAC Île-de-France (ministère de la Culture). Avant de devenir attaché culturel et responsable de la programmation à l'IF de Budapest en 2007. Et d'être nommé, trois ans après, à la tête de la direction de l'Institut français de Marrakech.
On lui doit aussi de nombreuses manifestations culturelles en tant que fondateur ou animateur. Il a notamment créé en 2005 le premier Festival international de piano de Florence, « Pianorama ».
Jérôme Bloch a été nommé chevalier des Arts et Lettres le 14 juillet 2007.

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