octobre 28, 2010 | Posted by Narjis Rerhaye Invité de " Hiwar " qu'anime Mustapha Alaoui sur Al Oula, Nabil Benabdallah s'est prêté de bonne grâce et sans filet aux questions des journalistes Maria Moukrim et Naciri et du politologue de service, Manar Slimi. L'exercice est périlleux, la télévision n'a jamais fait de cadeau à ceux et celles qui ne s'y préparent pas et le secrétaire général du PPS, dans ses nouveaux habits de leader, a démontré qu'il a bien appris sa leçon de communication. " Hiwar " ne fait pas l'unanimité, beaucoup n'y voient qu'une contribution cathodique à niveler par le bas le débat politique. Et le patron du PPS a peut-être réconcilié certains avec la seule émission politique du PAM. Très vite, le ton est donné. Et dès les premières minutes de " Hiwar ", on comprend que l'ancien ministre et porte-parole du gouvernement Jettou ne fera ni dans la langue de bois ni dans la complaisance. Sur le plateau, les journalistes en auront pour leurs questions alors que le politologue-interrogateur en profitera pour rectifier ses notes.
Sous le feu nourri des questions, et sans gilet pare-balles, Benabdallah n'esquive rien et s'empresse de rectifier, corriger, répondant au coup par coup. Non, les partis politiques ne sont pas responsables de tout ce qui ne fonctionne pas dans ce pays. Pas plus que la classe politique n'a déserté le Sahara, ces provinces du Sud dans lesquelles elle a été longtemps interdite de séjour. Rien n'est occulté par le successeur d'Ismaïl Alaoui à qui un rapport d'ONG internationale comme Human Wright Watch ne fait pas peur, car, dit-il, un pays comme le nôtre qui a eu le courage de lire les pages du passé peut lire un rapport d'ONG. Et les locaux de la DST dans tout cela ? Et s'ils se transformaient en lieu de détention secrète et de torture ? " S'il y a réellement des cas de torture, la justice doit sanctionner. Je vous rappelle que le Maroc a adopté une loi criminalisant la torture ", répond un Benabdallah indémontable.
Le quinqua SG du PPS et jeune papa -un parti qui s'apprête à fêter ses 67 ans- est venu délivrer ses messages au peuple cathodique. Rien ne l'arrêtera, pas même les vrais-faux pièges d'un politologue qui se distinguait plus par sa méconnaissance de faits que par sa pertinence ni les questions censées déranger et devenues culte d'un Mustapha Alaoui encore plus imperturbable qu'un JT de 20h30. Et les messages de Nabil Benabdallah étaient clairs ce mardi soir. Le PPS n'entamera aucun virage à droite. " Le PPS est un parti de gauche, fier de son appartenance à la gauche, fier aussi de porter les valeurs de la gauche ". Le PPS, un petit parti sans base électorale ? Le leader balaie l'accusation d'un revers de la main… gauche. " Longtemps, Ali Yata et Ismaïl Alaoui étaient les uniques représentants du parti sous la coupole. Et ils faisaient trembler les murs du Parlement ! ".
La main tendue du PPS au PAM
L'invité de Hiwar parlera sans détours de la situation politique du pays. Nomadisme, argent, pratiques parlementaires condamnables, Benabdallah n'aura pas de mots assez durs pour fustiger les déviances de la politique. " De telles pratiques mettent en danger la démocratie. Des pressions sont exercées pour influencer telle ou telle partie, des groupes parlementaires sont littéralement pillés de leurs compétences. On menace d'inspections, on promet telle contrepartie. Que voulez-vous que je fasse ? Que je fasse pression à travers Nouzha Skalli ou Khalid Naciri ? ", lance Benabdallah en faisant référence aux 17 députés PPS élus en 2007 et qui ne sont plus que 7. " Si nous continuons de la sorte, même le vote du Budget finira par être monnayé ", poursuit-il
" Et comment voyez-vous la recomposition du champ politique ? ", demandent les journalistes. La réponse de l'ancien ministre de la Communication et éphémère ambassadeur en Italie est cinglante. " Je ne suis pas un architecte, et cela ne se passe pas avec des ciseaux et on n'a pas à faire des choix sur mesure. Logique des pôles ou pas, tout cela ne se décide pas d'en haut ".
Les alliances investiront également le débat. A gauche toute pour le PPS de Benabdallah, mais pas seulement. Le leader est lucide : la gauche n'aura pas de majorité, à elle seule, en 2012. L'Istiqlal est un allié incontournable d'autant que le parti de Allal Al Fassi porte des idéaux égalitaires. " Il ne faut pas oublier non plus que le Rassemblement national des indépendants et le Mouvement populaire sont nos alliés depuis 12 ans et il n'y a jamais eu de couacs ou de gouvernement qui tombe à cause de ces deux partis ", soutient Benabdallah, les bras grands ouverts. On prend les mêmes et on recommence ? Pas tout à fait. En direct de Hiwar, le nouveau patron des anciens communistes a tendu la main au Parti Authenticité et Modernité, les ennemis jurés d'hier. " Nous pouvons nous retrouver sur la base d'un programme ", assure-t-il face au sourire approbateur de Salah El Ouadie, le seul PAMiste présent sur le plateau.
Le message a le mérite d'être sans ambiguïté aucune autant que la mise au point relative au ministère de la Communication qu'occupe le PPS Khalid Naciri. " Il faut laisser les ministres remplir leurs fonctions. Il ne saurait y avoir plusieurs intervenants sur un même dossier ". Un rappel salutaire en ces temps de discours en faveur du renforcement des institutions.
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