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samedi 30 octobre 2010

Journée mondiale de cinéma d’animation : Un art qui peine à trouver son chemin au Maroc

Calendar octobre 28, 2010 | Posted by Hassan Bentaleb Journée mondiale de cinéma d'animation : Un art qui peine à trouver son chemin au Maroc Aujourd'hui, les professionnels du cinéma d'animation célèbrent leur Journée mondiale. Lancée en 2002 par l'Association internationale du film d'animation (ASIFA) pour commémorer la première projection publique du théâtre optique d'Emile Reynaud à Paris, au Musée Grévin, le 28 octobre 1892, cette célébration est une occasion unique de mettre la lumière sur un art qui connaît un engouement sans précédent dans le monde, mais dont la diffusion reste encore restreinte et donc difficile d'accès pour une grande partie du public. Cette année, et pour célébrer cette Journée internationale, l'Institut français de Meknès associé à l'AFCA (Association française du cinéma d'animation) et à l'ASIFA prévoit la diffusion  aujourd'hui à Meknès, en avant-première au Maroc, de l'"Illusionniste" de Sylvain Chomet, d'après un scénario inédit de Jacques Tati. Une action pour attirer l'attention sur la situation d'un art en gestation.
En effet, pour beaucoup de professionnels marocains, le cinéma d'animation national est à ses débuts. Il fait ses premiers pas et se cherche encore. Ses débuts remontent aux années 90 avec le pionner de ce genre Hamid Samlali.
"On est en train d'apprendre les ba-ba de cet art et je n'exagère pas si je dis qu'on est à des années-lumière des productions mondiales qui évoluent à des vitesses ahurissantes", a indiqué Rachid Zakie. Même son de cloche du côté de Bouslham Addaaif, acteur et metteur en scène, qui estime qu'on ne peut pas parler de cinéma d'animation purement national. Pour lui, "il y a des tentatives et des expériences disparates, genre court-métrage, pubs… mais qui restent très attachées au circuit de diffusion lié à la télévision et incapables de donner naissance à un vrai cinéma d'animation marocain".
Les professionnels du secteur sont unanimes : L'essor d'un cinéma d'animation national est pénalisé par  la carence des moyens financiers et techniques ainsi que par le manque de formation adéquate. "On manque énormément de fonds et un film d'animation demande des budgets colossaux. Pire, rares sont les producteurs marocains prêts  à investir dans ce secteur. Ils affichent peu d'intérêt à ce genre de cinéma. Je crois qu'au Maroc, on n'a pas encore saisi les enjeux économique et social d'un tel cinéma", a expliqué Rachid Zakie, critique et journaliste à 2M.
Mais si les fonds font défaut, la formation académique constitue également un handicap. Le pays manque d'établissements d'enseignement approprié, malgré l'émergence de plusieurs écoles privées.
L'ensemble des jeunes créateurs sont issus des écoles des Beaux-Arts, des écoles de design, de graphisme ou d'infographie. Des établissements qui travaillent beaucoup sur la technique et le dessin. "On a "des écoles" et  "des formateurs" dans ce genre de cinéma, mais le hic, c'est que ces formateurs ont besoin eux-mêmes de formation", ironise M. Zakie, avant d'ajouter : "L'émergence de ce genre d'écoles privées n'a pas changé la donne. Et même s'il est vrai que les écoles des Beaux-Arts donnent une formation de qualité, techniquement parlant, il n'en demeure pas moins que ces formations souffrent de faiblesse au niveau de l'écriture et de la narration qui restent simples voire simplistes".
M. Zakie estime que beaucoup de jeunes lauréats de ces établissements s'appuient dans leur travail sur l'utilisation de l'outil numérique car il est plus simple. Mais ils ratent l'essentiel, à savoir des idées claires et un scénario bien écrit pour raconter une histoire. "C'est précisément ce que je reproche à ces jeunes et c'est pourquoi j'insiste sur la formation par rapport à l'écriture et le langage cinématographique", a-t-il précisé.
Les professionnels sont donc catégoriques : "Pour qu'on puisse parler d'un cinéma d'animation, il faut évoquer la formation. Il faut créer des filières dans les écoles d'art, comme le cas des Beaux-Arts de Tétouan ou Casablanca", a insisté Mohamed Beyoud, initiateur du Festival international de cinéma d'animation de Meknès (FICAM).
Aujourd'hui, la situation est telle qu'il est difficile de citer des réalisateurs ou des créateurs marocains de cinéma d'animation. Mais, certains noms ont réussi à se frayer un chemin et s'imposer au niveau national. C'est le cas de Rachid Jadir, Farid Yazami  ou d'Issam Mohamed Hanin, l'un des pionniers de la 3D au Maroc, il y a 10 ans et qui vient de signer son premier film "Alhikma" considéré  comme une expérience unique en son genre. En effet, c'est le premier film marocain à avoir utilisé dans 50% des scènes  les techniques de l'image de synthèse et le fond bleu, avec pour la première fois des acteurs créés par ordinateur qui jouent avec des acteurs  réels.
"Le film m'a demandé un effort colossal de six mois de préparation, de repérage et story-board.  Cette  période est  importante pour le film, car les productions à l'image 3D et fond bleu demandent une très grande précision et un grand soin pour chaque détail. C'est en  même temps la période de préparation des concepts-art  pour les personnages 3D  et les décors du film", a-t-il précisé.
Le réalisateur d'"Alhikma" estime que la 3D est encore à ses débuts au Maroc et demande un grand effort de la part des écoles qui, pour la plupart, débutent dans ce genre qui pourtant a de l'avenir au Maroc. "Dommage qu'il y ait vraiment très peu d'écoles qui accordent une importance à cette spécialité", s'est-il désolé. Mais notre réalisateur ne compte pas croiser les bras, il vient de créer sa propre école de formation.
Au Maroc, on ne peut pas évoquer le cinéma d'animation sans parler du FICAM, qui a su se faire reconnaître par les professionnels comme le premier Festival de cinéma d'animation d'Afrique et du Maghreb. Créé sous l'impulsion du directeur de l'Institut français Serge Grazziani, le Festival a participé aux conditions d'une professionnalisation des talents marocains du monde de l'animation, en proposant des rencontres professionnelles propices à la construction de projets au sein des industries créatives élargies à de nouveaux secteurs (Internet, jeux vidéos, publicité). Pour les professionnels du cinéma d'animation marocain, le FICAM a suscité la question de l'existence de ce cinéma. Il a même changé le visage de l'animation au Maroc et donné l'occasion aux jeunes d'acquérir une formation solide. "S'il est vrai qu'il y a d'autres initiatives comme le Festival de Tétouan ou Casa, le FICAM reste un rendez-vous incontournable pour les professionnels du secteur", a affirmé M. Zakie.
De son côté, M. Bayoud pense que l'idée de ce Festival était née précisément pour faire bouger les choses face au vide constaté à ce niveau: "L'idée de départ était d'accueillir les jeunes créateurs marocains et  d'essayer de participer à leur formation, en leur offrant de nouvelles perspectives et l'opportunité de se frotter à d'autres expériences beaucoup plus riches et fortes". Cette stratégie a fini par payer. Elle a donné naissance à une génération de jeunes réalisateurs, même s'ils ne sont que cinq ou six. C'est l'exemple de Amine Bakouri, un diplômé des Beaux-Arts qui, grâce au FICAM, a pu achever ses études et travailler avec d'autres jeunes pour leur premier film d'animation. Ce même groupe a pu créer sa propre boîte de production et initier le Festival Casa-anime.
"Les espaces de formation restent très limités en dehors des ateliers du FICAM. Ce dernier a pu dynamiser ce champ cinématographique. Certes, beaucoup de chemin reste à faire, mais l'entreprise est prometteuse ", a-t-il conclu.

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samedi 23 octobre 2010

Sixième journée du championnat DI : Le Raja accroché par un Difaâ réaliste

Calendar octobre 18, 2010 | Posted by MOHAMED BOUARAB Sixième journée du championnat DI : Le Raja accroché par un Difaâ réaliste L’explication au sommet entre le Raja et le DHJ, disputée samedi au complexe sportif Mohammed V à Casablanca, s’est soldée sur une issue de parité, un but partout. Comptant pour la sixième journée du championnat national de première division de football, cette rencontre a été crânement disputée et chaque équipe a dominé une mi-temps. Les Casablancais, poussés par leur public dépassant les 20.000 spectateurs, ont affiché leur suprématie durant le premier half, parvenant à concrétiser à la 39ème minute de jeu sur une reprise de volée de Yassine Salhi. Les Verts ont cherché à préserver ce score pour rejoindre les vestiaires sur cette petite avance.
Au cours de la seconde période, les Jdidis, bien appliqués ont réussi à porter le danger dans le camp adverse, bénéficiant par la même d’un penalty sifflé par l’arbitre du centre après concertation avec le juge de ligne. A la transformation Rafik Abdessadek qui voit son premier tir dans la lucarne, mais le but a été refusé par l’arbitre qui a estimé que des joueurs jdidis ont pénétré dans la surface de réparation bien avant l’exécution. La répétition ne confirmait pas la décision du referee pour que le second shoot d’Abdessamad soit repoussé par le gardien Yassine El Had. Après cet épisode du penalty, la tension est montée d’un cran et c’est le nouveau coach rajaoui, M’Hamed Fakhir, qui pour son premier match, a écopé d’une biscotte rouge pour protestation. A l’approche de la fin du temps réglementaire, les coéquipiers de Reda Riahi ont mis les bouchées doubles, croyant à fond qu’ils pouvaient revenir dans le match. Scénario qui a pris forme à la 91 minute grâce à une réalisation de Zahir Regue, entré en cours du jeu.
Un nul équitable qui arrange bien entendu les affaires des Jdidis qui s’en tirent à bon compte avec l’entraîneur-adjoint Mounim : une qualification aux demi-finales de la Coupe du Trône au dépens de l’OCS à Safi, une victoire en championnat à Laâyoune face à la JSM et enfin ce nul forcé à Casablanca. Les Jdidis partagent désormais la septième place avec les Rifains du Chabab Rif d’Al Hoceima avec un total de 7 points. Le CRA qui recevait également, samedi au stade Marshane à Tanger, la Jeunesse de Kasba Tadla, n’a pu faire mieux qu’un match nul. Le CRA a ouvert la marque en premier sur un penalty transformé à la 8ème mn par Karim Miftal. Un avantage qui fut d’une courte durée, puisqu’à la 13ème mn, sur un coup de pied arrêté, Khalil Ben Homes égalise pour les Tadlaouis, bon derniers et qui viennent de voir leur coach Mohamed Sahil jeter l’éponge. Celui-ci, qui avait annoncé son intention de démissionner au milieu de la semaine écoulée, a justifié sa décision par l’absence de conditions adéquates de travail.
Le troisième match joué également samedi a tourné à l’avantage de l’OCK qui a pris le meilleur par 2 à 0 sur le MAT qui, en plus de la défaite, a perdu deux joueurs : Jahouh et El Omarani, expulsés pour jeu dangereux par l’arbitre Ennouni. A rappeler que le bal de cette journée a été ouvert vendredi par la rencontre qui a opposé  au complexe sportif de Fès, le WAF au KAC, match sanctionné par un nul blanc. Les autres rencontres comptant pour cette sixième manche devaient avoir lieu hier, à savoir JSM-HUSA, KACM-WAC et OCS-FAR. La confrontation devant mettre aux prises le FUS et le MAS a été reportée en raison de l’engagement de l’équipe rbatie en Coupe de la CAF.
Par ailleurs, cinq matches comptant pour la sixième journée du championnat de seconde division ont eu lieu samedi. L’Union de Mohammedia a rejoint provisoirement l’IZK au poste de leader suite à son nul blanc à l’extérieur face au Rachad Bernoussi. La partie ayant opposé le Raja d’Al Hoceima au Mouloudia d’Oujda s’est terminée, elle aussi, sur un zéro pointé. En revanche, le Stade Marocain et le Youssoufia de Berrechid ont surclassé sur le score identique de 1-0 respectivement l’Ittihad de Fkih Bensaleh et le TAS. Le CODM a fait mieux, en s’offrant par 3 à 1 le RAC.

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lundi 18 octobre 2010

Les deux groupes parlementaires USFP réunis aujourd’hui en journée d’études : A 24 heures de l’ouverture du Parlement, les marchandages font rage

Calendar octobre 7, 2010 | Posted by Narjis Rerhaye A 24 heures de l’inauguration par le Souverain de la session d’automne du Parlement, c’est le branle-bas de combat à l’intérieur des groupes parlementaires. Depuis plusieurs jours déjà, la fièvre s’est emparée des états-majors partisans et les grands couloirs du Parlement connaissent l’agitation propre à toute nouvelle année législative. Et pour cause ! Les groupes parlementaires se font et se défont. Le nomadisme des députés bat son plein. La course vers les présidences de commissions fait rage. Les premiers du tableau sont prêts à tout pour ne pas perdre leur place. « Tout va se décider d’ici vendredi soir. Les réunions se multiplient. La mobilisation a été décrétée par les 8 partis représentés au Parlement et les groupes parlementaires ont jusqu’à vendredi soir pour déposer les noms et signatures de leurs membres. D’ici là, rien n’est définitif et on peut tout imaginer ou presque », explique mi-amusé un président de groupe appartenant à la majorité.
Si les deux premières places en haut du tableau se jouent entre le Parti Authenticité et Modernité, PAM, et le RNI-UC, le parti du Premier ministre, l’Istiqlal, est, lui, relégué à la troisième place après le départ de quelques transfuges. La formation politique que préside Mohamed Cheikh Biadillah est, selon toute vraisemblance, en train de faire le plein de parlementaires. Le nomadisme est, cette année encore, le principal signe extérieur d’une rentrée parlementaire qui s’annonce très agitée. Et selon nos informations, le PAM va présider la commission de l’Intérieur alors que le groupe parlementaire commun RNI-UC a fait le choix de celle des Finances- dirigée jusque-là par Amr Cheikh un Istiqlalien passé au PAM- et se départit de la commission des Affaires étrangères que présidait la députée M’barka Bouida. « Cette année, la commission des Finances est déterminante pour la majorité. Des textes lourds seront discutés cette année : la loi de finances, la loi organique des finances, celle du régime des retraites », fait valoir un député du Rassemblement national des indépendants.
Une session où nombre de postes sont à pourvoir. Outre les présidences de groupes, les présidences de commissions et les vice-présidences du Parlement sont autant de postes qui aiguisent les appétits, révèlent les ambitions et… peuvent faire l’objet de marchandages.

La session des réformes politiques

A l’USFP par exemple, tout cela se décidera aujourd’hui, jeudi 7 octobre, au cours d’une journée d’études des groupes parlementaires de la Chambre des députés et celle des conseillers qui sera organisée au siège du parti de la Rose. Une réunion en deux temps où les parlementaires consacreront la matinée à leur organisation interne et à l’établissement d’un programme pour la session d’automne. Dans l’après-midi, parlementaires, membres du Bureau politique et ministres de l’USFP tiendront réunion « pour mieux clarifier les données de la rentrée politique et parlementaire et adopter une ligne de conduite commune ». « Il est vrai que l’évènement traditionnel et majeur de cette session d’automne est le projet de loi de finances. Mais il y a également cette année les développements importants de la question nationale en plus de tous les problèmes liés à la vie quotidienne des citoyens. Ce qu’il faut en fait savoir, c’est que cette session doit jeter les bases de la réforme politique, notamment le Code électoral et la loi sur les partis. Il ne s’agit surtout pas de subir les contraintes du temps», fait remarquer un parlementaire de l’USFP.
Dans la journée de mercredi 6 octobre, les tractations continuaient de plus belle pour la formation de groupes parlementaires. Et si au PJD, on affirme, main sur le cœur, qu’il n’y a aucun problème dans les rangs du groupe parlementaire islamiste, la saignée continue au sein des troupes élues du Mouvement populaire qui aurait perdu une quinzaine de députés depuis les élections législatives de 2007. « A la Chambre basse, le groupe parlementaire du parti de Laenser a péniblement réussi à retenir 25 députés. C’est la curée », soupire un vieux routier de la Coupole.
A gauche, le PPS de Nabil Benabdallah et le FFD de Thami Khyari, s’ils arrivent à surmonter toutes les difficultés et en comptant sur l’adhésion des députés d’Al Ahd de Najib Ouazzani, devraient parvenir à constituer un groupe parlementaire. « Nous sommes actuellement à 18 députés. Nous gérons. Normalement, nous comptons sur  21 ou 22 députés. Par les temps politiques troubles qui courent, personne n’est à l’abri d’une mauvaise surprise », déclare un membre dirigeant du PPS. Mardi 5 octobre, PPS et Istiqlal ont d’ailleurs longuement commenté, lors d’une réunion commune de leurs instances dirigeantes, les portes qui claquent et les vestes qui se retournent. De part et d’autre, et face à l’utilisation de l’argent pour investir les institutions élues, le risque de la perte de crédibilité démocratique a été souligné  
Et dans le registre des mauvaises surprises enfin, Abdelkrim Benatik, leader du Parti travailliste, se retrouve sans députés. Trois parlementaires élus sous la bannière PT viennent en effet de claquer la porte de cette formation politique et pourrait rejoindre le Parti du progrès et du socialisme.
On le sait, cette session d’automne, qui sera inaugurée ce deuxième vendredi d’octobre, est placée sous le signe des réformes politiques. L’organisation du travail sous la Coupole est également sur l’agenda des élus de la Nation. Règlement intérieur, contrôle de l’Exécutif, mais aussi travail des commissions et production législative, ce sont là autant de points à l’ordre du jour des réunions tenues entre Radi et les députés dans les jours qui ont précédé l’inauguration de la nouvelle année législative. C’est dire si le Parlement a quand même fait vœu de réforme de son action, en attendant des jours meilleurs…


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dimanche 17 octobre 2010

Sixième journée du championnat DI : Des affiches aux couleurs rouges et vertes

Calendar octobre 16, 2010 | Posted by MOHAMED BOUARAB Sixième journée du championnat DI : Des affiches aux couleurs rouges et vertes Le championnat national de première division de football reprendra du service en cette fin de semaine pour le compte de la sixième journée. Une manche entamée vendredi par la rencontre devant mettre aux prises le Wydad de Fès et le KAC de Kénitra.
Samedi, trois confrontations sont à l’ordre du jour, dont l’affiche Raja-DHJ, prévue au complexe Mohammed V à Casablanca à partir de 15 heures. Une explication au sommet entre deux clubs qui ont entamé de façon timide le concours, mais qui disposent de tous les atouts pour relancer de plus belle la machine. Pour les Doukkalis, il semble que c’est déjà fait, en alignant deux succès de rang, en championnat à domicile contre la JSM et en Coupe à l’extérieur face à l’OCS. Des performances réalisées sous la houlette du pompier de service, Mounim qui assure avec brio l’intérim après la démission de Fathi Jamal qui devra être remplacé par un technicien belge.
Pour le Raja, l’histoire de l’entraîneur est déjà réglée avec l’arrivée aux commandes de l’enfant du club M’Hamed Fakhir. C’est le premier cadre marocain qui prend les destinées des Verts depuis deux décades, un sacré bail, et qui entame son parcours avec un match au sommet où l’avantage du terrain ne devrait pas plaider outre mesure en faveur de son équipe qui sera privée des services de l’Ivoirien Koné.
Une confrontation qui s’annonce show, tout comme d’ailleurs la partie qui opposera au complexe OCP à Khouribga l’OCK au MAT. Deux clubs dont les performances fonctionnent en dents de scie, mais qui ont le mérite de pratiquer un football de bonne facture. Pourvu qu’il en soit de même au cours de cette partie où chacun des deux protagonistes cherchera à franchir la barre des dix unités.
Le troisième match programmé samedi aura comme acteurs les deux promus, à savoir Chabab Rif d’Al Hoceima et la Jeunesse sportive de Kasbat Tadla. Bien entendu, en attendant, l’inauguration du terrain d’Al Hoceïma, c’est le stade Marshane à Tanger qui abritera les débats de cette rencontre, apparemment la dernière pour le coach tadlaoui Mohamed Sahil qui a manifesté son intention de jeter l’éponge, faute de conditions adéquates de travail. La JSKT, lanterne rouge avec quatre défaites et un seul nul, risque de voir sa situation se compromettre davantage au fil des journées, à moins d’un sursaut d’orgueil, ce qui est peu probable.
Scénario tout à fait autre pour les Rifains qui ont pris confiance depuis leur victoire sur le DHJ, sachant qu’ils auraient pu rééditer ce coup du côté du stade Al Inbiâat à Agadir. Face à la JSKT, les hommes de Youmir partiront avec les faveurs des pronostics et c’est à eux de confirmer cette donne.
Pour ce qui est des rencontres dominicales, le match au sommet sera sans aucun doute le classique KACM –WAC, partie qui ne manquera pas de drainer un grand nombre de spectateurs au stade El Harti à Marrakech. Le Kawkab, qui est parvenu à un accord de principe avec Badou Zaki, après la démission de Jawad Milani, aura fort à faire devant des Rouges coachés pour la première fois, en officiel s’entend, par le Franco-Italien Diego Garzetto qui n’a pas tardé à demander le renforcement de l’effectif, surtout en défense, lors du mercato hibernal.
Une confrontation au cours de laquelle le WAC, leader, tentera de jouer à fond ses chances face à un KACM pour qui le déclic tant espéré pourrait coïncider avec ce choc. En tout cas, ça sera une partie à placer sous le signe de l’équilibre et où le «show» devra certainement être au rendez-vous.
Les deux derniers matches programmés dimanche ne manqueront point d’intérêt. A commencer par le derby du Sud entre la Jeunesse de Massira et le Hassania d’Agadir. La JSM qui avait entamé le concours du bon pied aura à cœur de retrouver la cadence salvatrice, surtout que le club n’a plus gagné depuis le mois d’août, victoire face au Raja pour le compte de la seconde journée. Les Soussis, bien avisés, tâcheront de vendre cher leur scalpe, car toute déconvenue risquerait de semer de plus belle la zizanie dans la demeure.
L’Olympique de Safi sera mis à la rude épreuve de l’AS.FAR. Partageant la 6ème place, ces deux clubs peinent après cinq manches à trouver le bon rythme, restant chacun sur une victoire, trois issues de parité et une défaite. A eux de rectifier le tir tant qu’il est encore temps.
Il convient de signaler que cette journée sera amputée de la rencontre devant opposer le FUS au MAS. Elle a été reportée à une date ultérieure en raison du match que disputera dimanche l’équipe rbatie  face aux Tunisiens du Club Sportif de Sfax pour le compte de la sixième et dernière journée du tour des quarts de finale de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF).

Programme
Samedi
15h00 : RCA-DHJ au complexe Mohammed V à Casablanca.
15h00 : CRA-JSKT au stade Marshane à Tanger.
19h00 : OCK-MAT au complexe OCP à Khouribga.
Dimanche
15h00 : JSM-HUSA au complexe Laghdaf à Laâyoune.
15h00 : KACM-WAC au stade Harti à Marrakech.
19h00 : OCS-FAR au stade Al Massira à Safi.
FUS-MAS : reporté


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