octobre 22, 2010 | Posted by Ahmed SAAIDI
Le Maroc a perdu huit places dans le classement annuel de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Il est ainsi passé de la 127ème à la 135ème place. On peut certes gloser sur la qualité ou la validité d’un pareil classement, mais le fait est là : comparativement aux autres pays maghrébins, le Maroc se trouve aussi mal loti que la Tunisie ou la Libye qui ont, elles aussi, dégringolé de quelques marches depuis l'année dernière et moins bien noté que la Mauritanie ou l'Algérie qui ont légèrement remonté la pente depuis lors.
On peut également ne pas porter RSF dans le cœur, ni aimer ce que cette ONG fait.
Il n'en demeure pas moins que la tentation de mener campagne contre elle, en ces temps où il y a eu beaucoup d'avancées en matière de droits à l'expression, ne pourra être que contreproductive. Voire rappeler les tristement célèbres années de plomb que les journalistes marocains voudraient n'avoir jamais existé, tellement elles les ont fait souffrir moralement et, parfois même, dans leur propre chair. Que faire donc ? D'abord avoir le courage de ne pas se voiler la face. Si avancées il y a eu, des reculs ont également marqué l'année. Du fait non seulement des pouvoirs publics, mais aussi de la presse elle-même. Chacune des deux parties devrait donc assumer ses responsabilités en la matière. Les premières en veillant à doter le secteur d'un environnement à même de permettre à ses différents titres de devenir de véritables entreprises de presse et aux journalistes de pouvoir exercer leur métier dans les règles de l'art. Les secondes à intégrer le monde de l'entreprise, de la transparence et de la responsabilité sociale. Il n'est un secret pour personne que sans liberté d'opinion et d'expression, nulle démocratie n'existerait. En tant que chiens de garde de cette dernière, les journalistes ne peuvent donc être longtemps tenus en laisse. Certes il leur arrive parfois de se fourvoyer ou se complaire dans les délices de la communication, fût-elle institutionnelle. Mais ils finissent presque toujours par revenir à l'essentiel, c'est-à-dire pratiquer leur métier avec dignité, honneur et probité. Ce qui induit pour eux de dire ou d'écrire ce que les ronds-de-cuir ont généralement l'habitude de taire, de rejeter la censure, l'autocensure, l'oppression, l'injustice et tous les maux sociaux et, bref, de faire ce pourquoi ils ont choisi d'être journalistes professionnels. Ceci n'a généralement pas l'heur de plaire à tout le monde. Les conflits qui en découlent sont l'aune à laquelle les 178 pays classés par RSF sont jaugés. Le fait que notre pays ait dégringolé dans le classement de cette ONG pourrait donc tout simplement signifier qu'entre le 1er septembre 2009 et le 1er septembre 2010, les forces de résistance au changement démocratique ont eu le vent en poupe.
Il faut se le dire et il faut surtout agir pour les empêcher de prendre plus d'ascendant. C'est facile à dire, mais difficile à mettre en branle avec la célérité et la constance nécessaires.
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Finis les excès de vitesse, le non-respect du droit de priorité ou les dépassements non réglementaires. Désormais, il faudra y penser à deux fois avant de griller ne serait-ce qu'un feu rouge, car le nouveau Code de la route est déjà là avec ses restrictions étendues et ses amendes salées. Son objectif : dissuader les mauvais conducteurs de commettre plus de carnages sur nos routes et garantir la sécurité des usagers.
Au début des années 1980, sous l'impulsion de Ronald Reagan et Margaret Thatcher, les Etats-Unis et le Royaume-Uni réduisaient leurs taux marginaux d'imposition, ramenaient l'inflation sous contrôle et relâchaient à la fois les réglementations et les obstacles au commerce. De nombreux autres pays suivirent bientôt, et le résultat a été un quart de siècle d'expansion à la fois de la liberté économique et de la croissance du revenu. De 1980 à 2007, il y a eu un mouvement progressif mais régulier vers la liberté économique.