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jeudi 21 octobre 2010
SM le Roi Mohammed VI à l’ouverture de la session parlementaire : La volonté Royale de donner une forte impulsion à la dynamique réformatrice visant le parachèvement de la construction d’un modèle de développement original
mercredi 20 octobre 2010
Du groupe parlementaire commun à une initiative politique plus large : A gauche, l’épineuse question du pôle progressiste
octobre 15, 2010 | Posted by Narjis Rerhaye La rentrée parlementaire aura-t-elle été, cette année, celle des prémisses d'une recomposition sans cesse annoncée ? Si la transhumance a encore une fois caractérisé la session d'automne, donnant à voir des groupes parlementaires qui se font et se défont, la logique des pôles s'installent difficilement dans la culture politique. L'exemple du Rassemblement national des indépendants et de l'Union Constitutionnelle continue de faire l'actualité en devenant la première force politique à la Chambre basse avec 70 députés, et ce après avoir constitué un groupe parlementaire commun, " le Groupe Rassemblement constitutionnel unifié ".
A gauche, la proposition de constitution d'un groupe socialiste comprenant l'USFP et le PPS n'a pas abouti. " Au PPS, les militants n'étaient pas tout à fait prêts à une telle éventualité. Ils l'ont peut-être vécu comme une sorte de sabordage à deux ans des élections ", explique un membre dirigeant de l'USFP avant de rappeler que la proposition de rapprochement est venue du parti des anciens communistes.
Du côté du PPS, on préfère parler d'une initiative politique qui ne se réduirait pas à une action parlementaire commune. " Nous voulions qu'un signal fort soit envoyé pour signifier qu'un pôle de gauche est un rêve possible, dire aux citoyens que la gauche était capable de se retrouver ", soutient un cacique du PPS, ce parti dont le chef de groupe parlementaire à la première Chambre, Rahou Hilaa, vient de claquer la porte pour rejoindre le Parti Authenticité et Modernité.
Question : la gauche est-elle en mesure de constituer un front commun, sous l'étendard de la modernité et du progrès ? Pas sûr. Le pôle moderniste et progressiste annoncé en grande pompe l'an passé par le PPS, le Front des forces démocratiques de Thami Khyari et le Parti travailliste que préside Benatik a vu le départ de ce dernier. " Il faut en même temps savoir que le parti travailliste a perdu ses quatre députés et que le rapprochement PT-USFP est resté lettre morte ", précise un observateur de la vie politique avant de rappeler " les démissions en série qui déferlent sur la formation politique fondée par ce transfuge de l'USFP.
A gauche, les discours de rapprochement sur fond de retrouvailles se multiplient pourtant. "Nos points de convergence sont plus importants que ce qui peut nous séparer. Le dénominateur commun existe et il est plus grand que ce que l'on peut imaginer ", affirme main sur le cœur ce leader dont le cœur bat à gauche.
A deux ans du rendez-vous électoral et alors que la réforme de la loi sur les partis est sur l'agenda du Parlement, la constitution de pôles résistera-t-elle aux calculs étriqués, intérêts forcément politiciens et autres subjectivités ? A gauche de l'échiquier politique, la question n'en finit pas en tout cas de tarauder ceux et celles qui font le pari de la recomposition du champ politique.
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Commentaires fermésmardi 19 octobre 2010
Un discours Royal pour recadrer l’action parlementaire : Le personnel politique en appelle à l’assainissement du climat politique
octobre 11, 2010 | Posted by Narjis Rerhaye Le Roi a tiré la sonnette d'alarme. Dans les états-majors partisans, d'un bout à l'autre de l'échiquier politique, c'est le même commentaire qui revient, à l'identique, après le discours prononcé par le Souverain, vendredi 8 octobre, à l'occasion de la session d'automne du Parlement. Fin de la récréation pour les députés et conseillers et des déviances d'une pratique politico-parlementaire qui a contribué fortement à discréditer l'action politique ? En tout cas, ils sont nombreux, très nombreux, à l'espérer et à l'appeler de tous leurs vœux après que le Roi Mohammed VI ait appelé à une " bonne gouvernance parlementaire " ainsi qu'à " une nouvelle culture politique conjuguée à une pratique parlementaire efficace et à une forte présence " des parlementaires. Le Chef de l'Etat n'hésitera pas à le dire haut et fort. Les travaux des députés et conseillers doivent être de meilleure facture. Ils doivent adhérer au processus de réformes, s'intéresser aux grandes questions d'ordre national et surtout ne pas oublier qu'ils devront, à la fin de leur mandat, rendre des comptes.
" Une fois encore, SM le Roi a tiré la sonnette d'alarme en attirant l'attention sur l'action parlementaire. L'un des piliers essentiels de la reconquête de la crédibilité politique est justement le Parlement. Il est évident que le Parlement marocain connaît aujourd'hui des dysfonctionnements graves. La responsabilité est politique et la question relève aujourd'hui de l'intérêt public. Et pour la première fois, le Souverain a évoqué la reddition des comptes dont doivent faire l'objet les parlementaires au terme de leur mandat électif ", fait remarquer Ahmed Zaidi, le président du groupe parlementaire de l'USFP à la Chambre des députés.
Le vote sanction est dans toutes les têtes, toutes les mémoires. Mais pas seulement. L'Etat va-t-il jouer son rôle en faisant respecter la loi ? Les élus en délicatesse avec la justice ou les candidats peu respectueux du Code électoral seront-ils sanctionnés conformément à une loi qui s'applique à tous? Autant de questions qui se bousculent chez le personnel politique et se posent avec acuité. L'utilisation de l'argent en temps électoral, expliquent à l'unisson les partis, porte fortement atteinte à la crédibilité des élus.
" La vie parlementaire est à l'agonie ! "
Chez les islamistes du PJD, on en est convaincus : le Roi en appelle à un Parlement " vif et responsable ". " Aujourd'hui, la vie parlementaire est à l'agonie ! " s'exclame Abdelilah Benkirane. " Comment en sommes-nous arrivés-là ? C'est la question qu'il convient de poser, d'autant que la majorité des partis travaillent avec les notables. Les notables ne sont pas des politiques, ce sont des personnes qui cherchent à protéger leurs intérêts en atterrissant au Parlement. C'est à la source que se règle le problème. Les partis doivent prendre leurs responsabilités et ne pas présenter aux élections des candidats qui vont dépraver le processus démocratique et dénaturer les institutions. L'Etat doit également assumer ses responsabilités, en accompagnant les élections. L'Etat doit être impartial, ne pas laisser faire. Le Parlement ne doit pas être laissé à la merci de contrebandiers ou de narcotrafiquants ", soutient le leader du PJD.
Etre parlementaire n'est pas un privilège personnel et députés et conseillers doivent " s'atteler de façon responsable et engagée à la recherche de solutions réalistes aux questions pressantes qui préoccupent le peuple ". A l'inauguration de la session d'automne du Parlement bicaméral, le Monarque a rappelé des vérités que beaucoup d'élus s'empressent d'oublier, une fois l'hémicycle franchi. " Une nouvelle fois, le contenu du discours prononcé par le Souverain devant le Parlement est extrêmement édifiant. La partie concernant l'action parlementaire et le rôle du Parlement est très profonde quant au nécessaire réajustement qui doit être opéré au niveau de l'institution parlementaire et du rôle des élus. Il y a aujourd'hui nécessité impérieuse de donner une meilleure image du Parlement. Aujourd'hui, il est urgent de réfléchir à la mise en œuvre de ces réajustements et, surtout, aux mesures concrètes à prendre pour ce faire ", fait valoir le secrétaire général du PPS Nabil Benabdallah avant d'annoncer que sa famille politique " entame des contacts pour discuter de ces mesures ".
Deux ans avant les élections législatives et alors qu'en terre marocaine les mœurs politiques n'en finissent pas de sombrer dans la crise, le discours du Souverain prononcé à l'occasion de la 4ème année législative de la 8ème législature est volontiers présenté par la classe politique comme un recadrage " très attendu ". " Un recadrage clair et ferme qui se place dans le cadre du choix démocratique du pays et du nécessaire assainissement du climat politique ", conclut le député usfpéiste Ahmed Zaidi.
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